La municipalité de Treignac

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  • La Vézere
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Histoire de la commune

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L'histoire de Treignac

Lors du haut Moyen Âge, les premières habitations furent construites autour des églises Saint-Martin, Saint-Léobon et Saint-Jean.
Le château de Treignac est bâti vers l'an 1000 sur un énorme piton rocheux, presque inaccessible, dans une boucle de la Vézère dénommée la presqu'île. C'est alors que naquit la ville murée, dont il reste la porte Chabirande.

Les remparts sont détruits au début du XIXe siècle. Treignac est ville libre à la suite de trois chartes : 1205, 1284 et 1438. La ville est gouvernée par quatre consuls.

Ayant subi plusieurs mises à sac au moment des guerres seigneuriales (notamment par Rodrigue de Villandrando, en 1438, d'où une nouvelle charte) et des guerres de religion lors du XVIe siècle, la ville fut reconstruite à partir de la Renaissance. Il reste avant tout que des maisons des XVIIe siècle, XVIIIe et XIXe siècles.

À l'époque de la Révolution, le château était dévasté à la suite de l'abandon par les seigneurs depuis longtemps
(cf. correspondance de François Marie d'Hautefort et de Marie Françoise de Pompadour, 1684-1695 et 1716-1747, Bruxelles, 1905).
Pour suivre un décret de la Convention, la commune change de nom pour Treignac-la-Montagne. Au milieu du XIXe siècle, le pont Finot (1824) et le pont Bargy (1840) permettent de désenclaver Treignac.

 

Patrimoine Historique

Au XXe siècle, des nouvelles rues sont ouvertes. Le 20 juillet 1904, la ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique Seilhac - Treignac du PO-Corrèze est inaugurée. Cette ligne est supprimée en 1970.

 

 

L'église Notre-Dame-des-Bans, est l'église paroissiale actuelle, de style principalement gothique. Elle était fréquentée par les habitants du quartier du chateau et par les serviteurs des seigneurs. Notre Dame de la Basse Cour fut la première appellation: elle était située dans la cour basse du chateau. Cette appellation fut abandonnée au profit de Notre Dame des Bans car sur cette place étaient proclamées les nouvelles intéressant les treignacois. Cette "criée" s'appelait le ban. L'Eglise a été reconstruite en 1471. Le clocher a été réédifié en 1602 et une porte latérale gauche de style Louis XIII a été ouverte.

La porte Chabirande a été construite au XIIIe siècle, à la naissance de la ville murée. A gauche se trouvait la maison des gardes assurant la surveillance de cette porte. Elle faisait communiquer le bourg avec le quartier des Bans.
Les deux autres portes : « De la Pradelle et « Soulanche » ont été détruites.

 

Le musée des Arts et Traditions de la Haute-Vézère est une maison renaissance, don de la famille Lachaud à la commune de Treignac. Elle est caractérisée par deux grandes portes en ogives, et des fenêtres à meneaux dont l'encadrement se termine par des têtes sculptées. Le musée est ouvert en juillet et août tous les jours sauf le mardi et on peut y découvrir les objets usuels et les modes de vie d'antan.

 

 

La maison Lachaud Sangnier édifiée en 1573 , était une auberge située sur le chemin de Saint-Jacques qui accueillait des pélerins. À l'intérieur est gravée la phrase suivante : « Custodiat Dominus » qui signifie « À la Garde de Dieu ». Y sont nés l'avocat Charles Lachaud, madame Lachaud, née Louise Ancelot, filleule d'Alfred de Vigny. Leur petit-fils, Marc Sangnier, créateur du journal catholique "Le Sillon" et des auberges de jeunesse, a séjourné en ces lieux.

La halle aux grains médiévale a elle aussi été est construite au XIIIe siècle. Sa charpente est en châtaignier et elle est recouverte en ardoises de Travassac. Elle reposait à l'origine sur 14 piliers en pierre de taille. Elle abrite la "cage aux lions", ancienne remise pour les poids et les mesures officielles. Elle est désormais le théâtre d'animations culturelles.

 

La chapelle Notre-Dame-de-la-Paix a été construite en 1626 sous les auspices du seigneur du lieu Philibert de Pompadour. Elle était dédiée à Notre-Dame de la Paix. Elle devint mairie en 1808 jusqu'en 1987 et de nos jours elle sert de salle de réunion du conseil municipal, de salle des mariages et de salle d'exposition appelée salle Paul-Pouloux.
Elle possède un clocher tors, qui est une forme de clocher assez rare (il n'en existe qu'une centaine dans toute l'Europe).
Celui de Treignac est l'un des plus complexes de tous les clochers tors de France, il a été construit volontairement comme ceci.   

La tour date de 1585. Une décoration en accolade encadre la porte d'entrée.
Il y est inscrit « Trina Ostia, Trina Castella, Trina Suburbia », qui signifie « Trois Portes, Trois Châteaux, Trois Faubourgs ».

 

 

La chapelle des pénitents fut construite à l'aide de souscriptions. La première pierre fut posée en avril 1646. Ce lieu de culte recevait la confrérie des Pénitents blancs fondée en 1637 pour contrebalancer l'influence protestante. La confrérie s'est éteinte au début du XXe siècle avec le décès du dernier pénitent.

 

 

Le vieux Pont signalé en 1492, son architecture permet de penser que l'ouvrage actuel est au moins de cent ans antérieur. Il comporte 3 arches dont la plus petite enjambait un bief permettant l'écoulement de l'eau du moulin, propriété de l'hospice, bâti à l'entrée du pont.
Des "retraites" sont ménagées dans les angles pour que les piétons puissent se garer lors du passage des charrettes.

Personnalités liées à Treignac

Antoine de Boisse, participa à la 7e croisade (1248-1268).

Guillaume de Treignac, VIe prieur de Grandmont (aujourd'hui Haute-Vienne), 1170.

Pierre Rodier, né à Treignac, chancelier de France de Charles IV le Bel puis évêque de Carcassonne, XIVe siècle.

Jean du Chemin (né à Treignac en 1540, mort en 1626 à Condom), XVIe évêque de Condom, humaniste, poète en langues française, italienne, latine et grecque.

Antoine de Coux (Decoux) (né à Treignac vers 1575, mort le 14 février 1648 à Condom) neveu de Jean du Chemin, est coadjuteur en 1603 puis évêque de Condom de 1616 à 1646.

Léon Vacher, homme politique né le 28 mars 1832 à Treignac et décédé le 15 juillet 1903 à Treignac.

Ignace Dumergue (1798-1830), toucheur de bœufs, mort en battant la charge avec son tambour lors de la Révolution de Juillet.

Jules-Barthélemy Grandchamp (1807-1877), militaire qui termina général.

Charles Lachaud (1817-1882), célèbre avocat du XIXe siècle. Un monument fut érigé en son honneur sur la place de la République en 1897.

Grégoire Champseix (1817-1863), journaliste, disciple de Pierre Leroux (interprète de la doctrine égalitaire du philosophe). Initié à la loge La Parfaite Union à l'Orient de Limoges en 1846.

Edouard Decoux-Lagoutte (1849-1940), premier historien de Treignac.

Edmond Tapissier (Lyon, 1861- Treignac, 1943) : peintre, lithographe et illustrateur.

Marc Sangnier (1873-1950) fondateur du Sillon et des auberges de la jeunesse en France, fils de Félix Sangnier et de Thérèse Lachaud, fille de Charles Lachaud, précité.

Famille Bonin : Claude Georges, procureur général ; Gabriel (1878-1922), procureur de la République ; Jacques (1912-1979), président de la Première chambre bis de la cour d'appel de Paris. Jean Devars (1898-1962), termina sa carrière de pompier à Paris comme colonel.

Jean Alambre (1946-) Écrivain et auteur compositeur interprète ; son pseudonyme est un emprunt fait à la rivière du même nom : l'Alambre.

Daniel Borzeix (Le Monteil, village de Treignac, 1942), instituteur, écrivain, éditeur (éditons Les Monédières, éditions de l'Esperluette), 3e historien de Treignac.